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Interview Miss Kittin x Andrea Crews

Andrea Crews invited musician/artist Miss Kittin to make its April playlist, for the month of TRANSPERSONA. 

LISTEN HERE

The opportunity for us to interview the French artist and understand her relationship with creation.

Can you introduce yourself in a few words ?

I am a musician, vocalist, DJ, in electronic music since 1993.

Tell us three words which describe your world ?

On-the-breach

What does inspire you ?

What I hear, see, feel, read : everywhere.  Also my friends, nature, space, metaphysics, quantum physics, human issues…

Can you tell us about this playlist selection ?

I chose tracks that reflect the transformation we are going through, even in the titles of the tracks. They all have an organic, futuristic energy in common, some are classics for me, others I discovered for this playlist. 

What’s your best memory as an artist ?

I can’t answer that question… But bringing a song to life in the studio is the ultimate moment of grace.

What’s your vision of fashion as a musician ?

I look at it as a form of expression and creation, but as a musician I make sure that it doesn’t overshadow the message of the music.

Are there any similarities between the two disciplines for you ?

Obviously, both allow you to express your vision of the world, your commitments, who you are. The other common point is the dimension of costume, playing with one’s image, of entering into a character.

How would you define your relationship with fashion ? How do you select what you wear ?

Healthily distant. It’s the anthropological and sociological aspect of fashion that interests me: it’s the reflection of an era. The vision, the approach of the designer and its impact on the street is fascinating.

Since I no longer live in the city, far from the gaze of others, fashion has practically disappeared from my daily life.

In my public activity, I have to be as presentable as my creativity, especially as a woman. So I choose good quality, easy-care clothes that are practical for travelling, moving and dancing.

I mix basics with strong pieces. I look for unisex, color block, graphic pieces and dresses with a strong identity, always according to my morphology, I don’t try on clothes. Of course, today it’s important to consume self-consciously, to avoid fast fashion as much as possible. I buy a lot of second hand pieces on the internet and I’ve sold a lot of my wardrobe in the last years.

What is your favourite item at the moment ?

A vintage American XXL teddy, bought in a thrift store in the US while touring with The Hacker in 2006. I recently re-customised it with patches collected during my travels.

In a few words, how would you define Andrea Crews ?

A pioneering up-cycling brand, not pretentious, with a strong visual identity. As strong as its commitment to all aspects of our society. We wear more than a garment.

What are your plans for 2021 ?

A new album with The Hacker, the third. And back on the road to clubs and festivals as soon as possible…

Miss Kittin & The Hacker, Lost Tracks Vol.1, 2015 (Dark Entries Records)
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Interview Lome Lu x Andrea Crews

Andrea Crews et Lome Lu s’associent autour d’une collaboration mixant pièces iconiques Andrea Crews et artworks originaux réalisés sur des chutes de denim. 

L’occasion pour nous d’interviewer Melody alias Lome Lu afin d’en découvrir plus sur son univers.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je fait du dessin/peinture/tattouage et des éditions de photos/dessins que j’imprime et relie moi-même.

Quels sont les trois mots qui décrivent le mieux ton univers ?

Féminin, Étrange, sexué

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Les œuvres de science-fiction, j’ai lu une bonne partie des livres d’Ursula K Leguin, que l’on classe dans la catégorie Fantasy/SF, mais que l’on pourrait qualifier, en vrai, de fictions sociales. Dans ses récits, j’ai l’im- pression qu’il y a un important travail de déconstruction : elles réinvente des sociétés, des rapports sociaux, et elle le fait de façon plutôt libre, comme si elle arrivait à créer ses mondes sans s’appuyer sur les structures et les constructions sociales du notre.

 

Je pense qu’elle ne va pas sans citer Octavia E. Butler, son livre Parable of the sower à été écris dans les années 90, le lire aujourd’hui à quelque chose d’effrayant, dans le sens ou, la fiction à déjà bien rejoins la réalité…

 

C’est toujours énervant de voir le peu de visibilité qu’on laisse aux auteures femmes, même aujourd’hui en 2021 (les femmes racisées, encore pires) dans le milieu de la SF, et dans le milieu de l’art plus globalement.

Shintaro Kago, un dessinateur japonais de l’Ero guro, entre erotisme et gore.
Les peintres américaines, Joan Mitchell pour le travail d’expression de la couleur.

Je récupère et accumule beaucoup d’objets, que j’incarne et auxquelles j’attribue des personnalités et dont je n’arrive plus à me débarrasser évidemment.
C’est maladif, je pense.

Quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

Quand j‘ai travaillé avec Kembra Pfahler à New York en 2018/2019.
C’est une artiste présente à New York depuis les années 70/80, c’était impressionnant de voir toute l’ énergie qu’elle mettait dans son art.
Côtoyer de telles personnes aide à comprendre (ou accepter) que la fin en soi n’a peut-être pas de réelle valeur à côté des moyens mis en œuvres, même si cela semble être la pensée contraire de notre société ac- tuelle, chacun a sa propre vérité après tout.

Quelle est ta vision du tatouage en tant qu’illustratrice/dessinatrice ?

J’ai commencé à tatouer en 2011, j’ai appris seule, sans avoir de modèle et de façon plutôt anarchique. À cette période, j’ai croisé des hommes tatoueurs plutôt agressifs dans leur propos, car je ne passais pas par les circuits habituels d’apprentissage blablabla. Je suis contente qu’aujourd’hui les choses soient plus libres et qu’il y ait pleins de gens qui se mettent a tatouer avec d’autres formes/esthetiques, sans rester bloqués dans les codes et conventions d’une forme de tattoo dit «traditionel»

Du moment que tu respectes des règles de base d’hygiène, tu devrais pouvoir être libre de tatouer comme tu veux, si la personne est consentante et aime ton travail.
Faire des lignes parfaites ne m’intéresse même plus forcément.

Le tatouage est il pour toi une discipline complètement différente ou est ce un moyen d’aller plus loin dans ton art ?

C’est complémentaire à ma pratique du dessin et de la peinture.
Le travail de la couleur en peinture aide pour la couleur d’un tatouage, un dessin de tatouage peut se re- trouver dans une peinture, tout est un peu lié.
Le tatouage m’a aussi motivée à dessiner plus, pour augmenter mon vocabulaire de formes notamment. Mais j’ai fini par comprendre que j’étais comme ce personnage de jeu vidéo qui ne peut mettre qu’un nombre limité d’objets dans son stuff, il doit s’en débarrasser au fur et à mesure pour pouvoir ranger les nouveaux.

Comment définirais-tu ton rapport à la mode ? Comment sélectionnes tu ce que tu portes ?

Je ne fais pas très attention à ce qui se fait en matière de mode, ça viens surtout des gens qui m’entoure et qui m’en parlent.
Pour le choix des vêtements, j’essaye de capter le genre de formes qui vont avec ma morphologie, après je superpose à des longueurs différentes.

J’avais le livre FRUITS quand j’étais enfant, ça me rendait dingue, c’était galère pour trouver les mêmes pièces à l’époque, et ils avaient vraiment des looks incroyables. Forcément, tu retrouves cette influence manga/jeux-vidéo dans ma façon de m’habiller.

Sinon j’ai énormément de vêtements, mais pour la plupart je ne les mets jamais, je me retrouve toujours à porter les mêmes genres d’habits, assemblées différemment. J’ai un lien affectif avec mes habits, c’est comme avec les objets.

Quelle est ta pièce préférée du moment ?

Récemment, j’ai trouvé un petit sac avec une tête de chien qui sors, il est très chic, c’est un sac d’enfant, je crois…Je commence à avoir une superbe collection de sac à dos peluches aussi.

J’ai beaucoup de tee-shirts, difficile de dire celui que je préfère, en ce moment c’est un tee bleu avec des manches longues et le logo Rammstein, j’ en ai aussi un noir à rayures rose qui descend jusqu’au genoux avec la tête de Mister Jack et qui ressemble plus à une robe d’ailleurs…

En quelques mots, comment définirais tu Andrea Crews ?

Audacieuse, qui arrive à rester dans l’air du temps.
C’est grâce à Melchior Tersen que j’ai pu faire ma première collaboration avec la marque, on avais fait des jeans customs. Le défilé à eu lieu au Palais de Tokyo, c’étais bien de voir nos vêtements à un événement de la fashion week, les tenues préparées par Andrea Crews avec Popline Fichot étaient vraiment cools.

Je me souviens aussi de la collaboration avec Paul Saeio avec ses graffitis/peintures sur store imprimés sur vetements. Le croisement des deux marchait super bien…

Quels sont tes projets pour 2021 ?

J’ai plusieurs idées de projet à imprimer/éditer. En fait il y a beaucoup de choses que j’aimerais faire, pour l’instant, c’est dans ma tête, il faut voir comment les choses se passent, car pour le moment, c’est difficile de vraiment se projeter.

Andrea Crews x Lome Lu disponible le 15 Janvier Instore & online

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Andrea Crews a 18 ans

ANDREA CREWS A 18 ANS

Le collectif Andrea Crews crée par Maroussia Rebecq fête cette année ses 18 ans.

Le Genèse

Diplômée de l’École des Beaux Arts de Bordeaux, Maroussia Rebecq passait son temps libre à écumer friperies, marchés aux puces et Emmaus afin de trouver la pièce de ses rêves. Fascinée par le mélange d’inspirations et de styles émanant des monceaux de vêtement des friperies des années 2000, Maroussia est avant tout passionnée par l’aspect sociologique du vêtement.

Naissance d'Andrea Crews

Invitée par le Palais de Tokyo en 2002, Maroussia Rebecq présente son projet, un collectif artistique multidisciplinaire nommé Andrea Crews.

Le nom représente un personnage fictif, unisexe et international “C’est un personnage masqué. A la fois une femme italienne et un homme allemand, avec un nom de famille qui évoque le collectif, le crew.”, Andrea Crews est né.

De workshops d'Upcycling aux Fashion Weeks

Après une dizaine d’années de workshops upcycling aux quatre coins du monde, une quinzaine de collections et autant de collaborations, Andrea Crews se voit proposer d’entrer au calendrier Masculin de la Fashion week Parisienne. Ce zoom sur Andrea Crews permet à la marque, en plus des revendeurs historiques tels que Colette & Shine de toucher des enseignes institutionnelles telles que les Galeries Lafayette Pekin, Isetan, ou Luisa via Roma via des collections mixant pièces uniques upcycling et pièces produites en Europe. 

2019, le Momentum

En 2019, le collectif prend un virage à 180°. Dans une société où la surconsommation textile apparaît comme à son apogée, le label décide de ne plus produire de vêtements afin de “ne pas être une marque de plus”. Andrea Crews revient donc à ses sources, l’Upcycling, et ne propose que des pièces uniques, réalisées à partir de pièces de seconde main et d’invendus textile.

Andrea Crews, l'âge de la majorité

En 2021, Andrea Crews a 18 ans. Une majorité qui se fête via des actions emblématiques et des collaborations créatives multiples.

De Janvier à Juin 2021,  Andrea Crews célèbre son âge de (dé)raison:  pendant les fashion weeks, sur les réseaux sociaux, via du contenu digital, des collections capsules, des  workshops, des défilés, des  performances, tous imprégnés  par la même énergie.

Une célébration avec la transformation comme point de convergence, qui donne le ton autour de six valeurs revendiquées.

Janvier 21  Transcendance: Défilé 3D, diffusé au centre Pompidou dans le cadre du festival hors piste Paris Fashion Week Homme

Février 21  Transmission: Workshops upcycling participatifs

Mars 21  Transpersona: Défilé Digital autour du Denim pendant la Paris Fashion Week Femme

Avril 21  Transgression: Happening Street Art avec des graffitis artistes

Mai 21  Transversale: Installation au sein de la galerie Sémiose basée sur les pièces archives Andrea Crews

Juin 21  Transe: Soirée évènement en collaboration avec la Gaité Lyrique sur le thème du Voguing, incluant plusieurs collectifs parisiens.

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What is Upcycling

Origin of Upcycling

The notion of upcycling first appeared in 1994 during an interview with Reiner Pilz, a Mechanical engineer who converted to Interior Architecture.

Pilz laments that most obsolete objects are destroyed or recycled without considering the possibility of a second life.

His reasoning was that recovery of used objects was possible, taking as an example the practices of developing countries where repair and reuse are ubiquitous.

Recycling or Upcycling ?

Upcycling, is close to the notion of Recycling in its concept and very distant philosophically.

Recycling induces the notion of destroying an object in order to use the material to create a new one. In this case, the initial object therefore disappears in favor of the new object.

In contrast, upcycling reuses one or more goods to design a new one, reuse therefore increasing the value. The new good will therefore have the hybrid characteristics of the objects used in its design. The use of these will thus be recognizable in the new product.

More than a notion of reuse, upcycling allows the valuation of the existing as well as the work carried out to design it.

Goals of the Upcycling

In our contemporary society, the late environmental awareness raises a number of questions about our consumption patterns. Upcycling is therefore like a virtuous alternative allowing the preservation of natural resources and the reduction of the carbon footprint.

Among the most polluting sectors, fashion therefore appears to be the most favorable ground for the exercise of upcycling.

Within the fashion sector, upcycling can take the form of two main techniques.

The first is characterized by the reuse of materials, from the textile sector or sometimes from other sectors. The second consists of the use of clothes already made, from dormant or second-hand stocks.

Upcycling in the fashion industry

Fabrics Upcycling

The first option is currently the most frequent in terms of the number of coins in circulation. This is due to the ease of making and reproducing the latter.

In fact, in this variant of upcycling, the creators mainly use rolls of partially consumed fabrics. Actors with large production volumes entrust these surpluses to textile destockers. These lower cost, low yardage rolls are suitable for young designers with small order volumes.

From this need for emerging brands to supply themselves with raw materials was born this practice assimilated to upcycling. This technique allows productive optimization and avoids over-exploitation of natural resources but does not reduce textile production.

Products Upcycling

The anti-waste law that will come into force in 2022 will prohibit textile producers and distributors from destroying unsold products.

This law will also apply to other sectors such as beauty, hygiene and electronics.

To this end, three possibilities will be offered to players in the sector; the donation of unsold products, recycling or upcycling.

The first solution seems unsuitable. Indeed, second-hand shops and collection associations are crumbling under the quantities of donated clothes. The responsible, massive production from the 70s to the present day. Demand, although growing, remains too low to absorb the huge stocks.

Ditto, we can hardly imagine luxury brands resorting to donations for the sake of managing their image.

There remain two possibilities, that of recycling and that of upcycling. This choice is part of the companies’ long-term strategy.

On the one hand, recycling maintains and reinforces the idea of ​​an uninhibited consumer society that generates CO2. On the other hand, Upcycling questions the possibility of a productive, virtuous decrease, creating value and emotions.

Horizon of Upcycling

The anti-waste law that will come into force in 2022 will prohibit textile producers and distributors from destroying unsold products. This law will also apply to other sectors such as beauty, hygiene and electronics.

To this end, three possibilities will be offered to players in the sector; the donation of unsold products, recycling or upcycling.

The first solution seems unsuitable. Indeed, second-hand shops and collection associations are crumbling under the quantities of donated clothes. The responsible, massive production from the 70s to the present day. Demand, although growing, remains too low to absorb the huge stocks.

Ditto, we can hardly imagine luxury brands resorting to donations for the sake of managing their image.

There remain two possibilities, that of recycling and that of upcycling. This choice is part of the companies’ long-term strategy.

On the one hand, recycling maintains and reinforces the idea of ​​an uninhibited consumer society that generates CO2. On the other hand, Upcycling questions the possibility of a productive, virtuous decrease, creating value and emotions.

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Top 5: Upcycling Streetwear

Top 5 des marques Streetwear Upcycling

Avec la prise de conscience environnementale et les différents scandales liés à la production textile (Rana Plaza, Travail forcé des Ouïgours), de nombreuses marques sont apparues avec la volonté de changer durablement le paysage de la mode.

Parmi ces nombreuses marques, certaines ont choisi la direction l’upcycling, parfois pour des raisons idéologiques, parfois pour une raison pratique, certaines réemploient des tissus invendus, d’autres, plus jusqu’au-boutistes Upcyclent complètement des pièces vintage, défectueuses ou invendues avec l’objectif du Zero Déchet.

Voici notre top 5 des Streetwear Marques Upcycling 

Darren Romanelli est connus pour son upcycling pluridisciplinaire et élitiste allant du classique prêt à porter à l’ameublement.

La force de Darren Romanelli réside principalement dans son sourcing et dans sa liberté dans le choix des pièces. En effet, il upcycle des pièces épuisées qui se revendent au delà du prix de vente sur des plateformes dédiées. Ces pièces de créateurs peuvent appartenir à Off White ou Martine Rose.

Il est également connu pour les collaboration régulières avec son ami Sean Wotherspoon. Habitué des collaborations limitées avec Nike et propriétaire de la Mecque des chineurs de seconde main Round Two. Il fournit régulièrement des pièces d’exception créer des pièces upcycling rares et pointues à Darren Romanelli.

Old Park est un label d’upcycling japonais crée en 2012. Si ce label vous est sans doute inconnu c’est que ca rareté n’a d’égal que la précision et la qualité de ses pièces upcyclées.

Comme beaucoup de label japonais, Old Park est beaucoup inspiré par les pièces militaires et leur technicité. En témoignent leurs pièces phares, des bombers MA1 en patchwork de issus de parkas North Face ou de Sacs à dos Eastpak.

 

Nid de Guêpes ou NDG Studio est un label parisien crée en 2013 et exerce entre prêt à porter et footwear. La vocation du label est de créer des pièces hybrides mêlant Workwear American, Streetwear Japonais et pièces haut de gamme “à l’européenne”.

Le résultat pourrait se résumer comme un savant mélange Amiri, A-cold-Wall et Undercover.

Pour sa 10e collection, le label a décidé de proposer une ligne de produit 100% Upcycling dans le but de réduire au maximum son empreinte carbone. Faite de bandanas, de chemises en flanelle et treillis militaires de seconde main, NDG a parfaitement réussi sa transition en associant convictions environnementales et haute désirabilité.

Sans doute la plus ancienne marque de ce classement car Maroussia Rebecq, au travers de son label Andrea Crews pratique l’upcycling de puis bientôt 18 ans.

Marque pionnière de cette pratique en France et à l’international, Andrea Crews a émergé au sein du milieu de l’art via des performances d’Upcycling en partenariat avec différentes ONG où de véritables montagnes de vêtements de secondes main étaient installées au sein de lieux comme le Palais de Tokyo dans le but de magnifier ces rebus du passé via l’upcycling.

Devenue quelques année plus tard une marque créateur à part entière avec son entrée au calendrier officiel de la fashion week parisienne, Andrea Crews a distillé ses collections Upcycling utilisant pêle-mêle serviettes de bain imprimées de billets de 500 €, toiles de cabas Ikea, invendus d’écharpes en cachemire ou bien vestes d’ouvriers ou de militaires.

 

En 10 ans, la présence d’Andrea Crews auprès de plus de 200 Revendeurs internationaux tels que Colette, GR8, 10 Corso Como ou H.Lorenzo a permis de faire germer le concept de l’upcycling en Asie et en Amérique.

 

Le label a présenté en 2019 au sein de son défilé Momentum son virage à 180°, inscrivant sa volonté d’aller plus loin dans la transition environnementale en ne produisant qu’a partir de pièces de seconde main.

En 2020, la marque inaugure une série de collaborations Upcycling avec des artistes de différents secteurs tels que la peinture et le tatouage qu’elle met en lumière par le biais de pièces uniques.

 

Defective Garments

Le label Defective Garments est ce qui se fait de mieux en terme d’Ucpcycling DIY. Mêlant pièces vintage et pièces Upcyclées, le label propose des pièces uniques faites de pièces de seconde main d’univers aussi variés que le sportswear, l’univers “Route 66”, le manga en passant par la maille ou les pièces des années 80 des griffes de luxe.

Les pièces uniques sont postées régulierement sur leur instagram et sont ensuite mises à la vente sur leur site internet, où elles trouvent très rapidement preneurs.

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Quel futur pour la mode ?

Quel futur pour la mode ?

Nous vivons actuellement une période de grands questionnements. La pandémie actuelle a un impact considérable sur nos modes de vie, nos habitudes de consommation et sur notre façon de penser. Elle a entrainé une remise en question individuelle et sociétale qui nous pousse à nous interroger sur le futur de la mode.

Elle est aujourd’hui l’une des industries les plus polluantes. Nous devons donc réfléchir à de nouveaux modes de consommation, plus durables et socialement responsables.

Vêtements de seconde main et d’occasion

L’essor de la plateforme Vinted prouve que l’achat de vêtements d’occasion est une nouvelle habitude de consommation chez les 16/35 ans. Selon le cabinet de conseil Bain & Company, le marché de seconde main connait une augmentation de 9% par an depuis 2015. 

Ce phénomène touche tous les segments de la seconde main, du vintage au luxe en passant par les créations DIY. Selon Thred up, le marché du vêtement d’occasion français pourrait peser 64 milliards d’euros en 2028. Il deviendrait alors plus important que celui de la fast fashion dont les estimations prévoit un chiffre d’affaires de 44 milliards en 2028 sur le marché français.

Vêtements upcycling

L’upcycling est une technique de valorisation textile, permettant le réemploi de matières ou vêtements destinés à la destruction. Andrea Crews, pionnier français de l’upcycling et sa directrice artistique Maroussia Rebecq ont introduit ce phénomène en France lors d’une performance artistique au Palais de Tokyo en 2002. Le collectif souhaite répondre à une demande des nouvelles générations lassées de la fast fashion en offrant une proposition streetwear composées de pièces uniques upcyclés. Cette méthode de production s’est progressivement démocratisée et regroupe aujoud’hui de nombreux adeptes tels que Leboncoin ou Au Printemps Paris qui ont tous deux développé des capsules Upcycling avec Andrea Crews.

Mannequin virtuel / défilé virtuel

Le futur de la mode passera également par l’apparition de nouveaux textiles et processus de production. La créatrice de mode néerlandaise Iris Van Herpen propose dans ses défilés de nombreuses silhouettes créées à partir d’impressions 3D. L’équipementier Adidas quant à lui a développé le modèle de chaussure Futurecraft, possédant une semelle imprimée en 3D et réemployant des matières plastiques collectées dans les océans. De plus, la marque souhaite développer toute une ligne autour de l’impression 3D. Pour le moment cette technologie est encore à ses balbutiements car très coûteuse.

Impression 3D

Le futur de la mode passera également par l’apparition de nouveaux textiles et processus de production. La créatrice de mode néerlandaise Iris Van Herpen propose dans ses défilés de nombreuses silhouettes créées à partir d’impressions 3D. L’équipementier Adidas quant à lui a développé le modèle de chaussure Futurecraft, possédant une semelle imprimée en 3D et réemployant des matières plastiques collectées dans les océans. De plus, la marque souhaite développer toute une ligne autour de l’impression 3D. Pour le moment cette technologie est encore à ses balbutiements car très coûteuse.

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Qu’est ce que l’upcycling ?

Origine de l'Upcycling

La notion de ce qu’on appelle couramment maintenant “upcycling” est apparue en 1994 lors d’une interview de Reiner Pilz, ingénieur Mécanique reconverti dans l’Architecture d’intérieur. Pilz déplore que la plupart des objets obsolètes sont détruits ou recyclés sans réflexion sur la possibilité d’une seconde vie. Son raisonnement était qu’une valorisation des objets usés était possible.Il prenait pour exemple les pratiques des pays en voie de développement où la réparation et le réemploi sont omniprésents.

Recyclage ou Upcycling ?

L’Upcycling, traduisible en français par Surcyclage est proche de la notion de Recyclage sur son concept et très éloigné philosophiquement. Le recyclage induit la notion de destruction d’un objet afin d’en utiliser la matière afin de créer un nouveau. Dans ce cas, l’objet initial disparait donc au profit du nouvel objet. A l’opposé, l’upcycling réutilise un ou plusieurs biens pour en concevoir un nouveau, le réemploi accroissant donc la valeur. Le nouveau bien possèdera donc les caractéristiques hybrides des objets ayant servi à sa conception. L’usage de ces derniers sera ainsi reconnaissable dans le nouveau produit. Plus qu’une notion de réemploi, l’upcycling permet la valorisation de l’existant ainsi que du travail effectué pour le concevoir.  

Les objectifs

Dans notre société contemporaine, la tardive prise de conscience environnementale pose nombre de question sur nos modes de consommation. L’upcycling est donc comme une alternative vertueuse permettant la préservation des ressources naturelles et la réduction de l’empreinte carbone. Parmi les secteurs les plus polluants, la mode apparait donc comme le terrain le plus propice à l’exercice de l’upcycling. Au sein du secteur de la mode l’upcycling peut se matérialiser par deux techniques principales. La première est caractérisée par le réemploi de matériaux, issus du secteur textile ou parfois d’autres secteurs. La seconde consiste en l’usage de vêtements déjà confectionnés, issus de stocks dormants ou de seconde main.

Qu’est ce que l’Upcycling dans la mode

“Upcycler” des matières

La première option est actuellement la plus fréquente en nombre de pièce en circulation. Cela est dû à la facilité de confection et de reproduction de ces dernières.En effet, dans cette variante de l’upcycling, les créateurs utilisent principalement des rouleaux de tissus en partie consommés. Les acteurs avec d’importants volumes de production confient ces surplus à des destockeurs textiles. Ces rouleaux à moindres coûts et de faible métrage sont adaptés aux jeunes créateurs ayant de petits volumes de commande. De cette nécessite des marques émergeantes de se fournir en matières premières est née cette pratique assimilée à l’upcycling. Cette technique permet l’optimisation productive et evite la sur-exploitation des ressources naturelles mais ne réduit pas la production textile.

“Upcycler” des pièces

La seconde pratique correspond à l’upcycling au sens historique. Elle consiste en la collecte de vêtements invendus, défectueux ou de seconde main. Ces vêtements sont ensuite utilisés afin de confectionner de nouvelles pièces. Cette démarche, mêlant mode et art, se caractérise par la création de pièces uniques. Aux antipodes de la première pratique cette technique est synonyme d’artisanat et de pièces uniques. C’est la démarche que nous prônons chez Andrea Crews Le sourcing est une des étapes clefs de l’upcycling. Le choix de la pièce à upcycler est naturellement primordial. Il sera plus plus logique de choisir de donner une seconde vie à une pièce de qualité afin de prolonger son usage. Choisir une pièce issue du mass-market semble un choix peu pertinant. La création, le patronage ainsi que le montage de chaque pièce doit être réalisé de manière unitaire. Ceci est du aux contraintes liées au pièces utilisés dans la confection. Pour créer ces pièces uniques, l’ emploi de main d’œuvre (le plus souvent locale) est plus important. Cela a pour but de créer des pièces à plus forte valeur ajoutée et quasi exemptes de création de C02. 

Perspectives

La loi anti-gaspillage qui entrera en application en 2022 interdira aux producteurs et distributeurs textile de détruire les produits invendus. Cette loi s’appliquera également d’autres filières telles que la beauté, l’hygiène et l”électronique. A cet effet, trois possibilités s’offriront aux acteurs du secteur; le don des produits invendus, le recyclage ou bien l’upcycling. La première solution semble peu adaptée.  En effet, les boutiques de secondes main et associations de collectes croulent sous les quantités de vêtements donnés. Le responsable, la production massive des années 70 à nos jours. La demande bien que croissante restant trop faible pour absorber les immenses stocks. Idem, nous imaginons mal les marques de luxe avoir recours au don dans un soucis de gestion de leur image.   Restent donc deux possibilités, celle du recyclage et celle de l’upcycling. Ce choix relève de la stratégie à long terme des entreprises. D’un côté, le recyclage maintien et conforte l’idée d’une société de consommation décomplexée et génératrice de CO2. De l’autre, l’Upcycling questionne sur la possibilité d’une décroissance productive, vertueuse, créatrice de valeur et d’émotions.  

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